Le baladi :
Le Baladi né vers le XVIIIème siècle qui signifie "populaire ” au sens large du terme commence à ouvrir de nouveaux horizons à la danse orientale en voyageant à la fin du XIXème siècle lorsque les ghawazi (danseuses professionnelles égyptiennes d'origine tzigane) franchissent les frontières orientales vers l'Occident. Technique à part entière révélant la quintessence des traditions séculaires d'Egypte, le Baladi exprime toute la subtilité féminine bien que son style présente, de prime abord, un caractère principalement “ Terrien ”. Chorégraphié selon une écriture musicale précise et structurée, son prélude, joué par un musicien soliste, engendre fréquemment une mélodie plutôt mélancolique (Takasim) qui invite la danseuse à une interprétation empreinte d'émotion. Bassin, hanches, buste, principaux acteurs de cette danse, s'harmonisent en enchaînements fluides et intenses ; à l'inverse du style Sharqi, les bras conservent une forme ronde, ils évoluent à proximité de la tête et du corps sans se développer de façon aérienne ; les déplacements de la danseuse, relativement restreints, s'exécutent souvent pieds plats dans un espace plutôt limité.